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Savez-vous que près de 11% des marchandises en transit arrivent chez le client final endommagées ? Les détériorations occasionnées lors du transport des marchandises sont une sérieuse menace qui peut entraîner des coûts élevés pour l’entreprise expéditrice.

Beaucoup (trop) de clients nous contactent après l’échec d’un envoi d’un équipement sensible et coûteux. On dit que « l’on apprend de ses erreurs » mais parfois on préférerait oublier cet adage !

L’emballage est souvent perçu comme un (sur)coût alors qu’il devrait être envisagé comme un investissement ;

Pourquoi est-il important de travailler sur l’emballage d’un produit en amont du transport en lui-même ?

Les raisons sont multiples. Je dirais même qu’elles sont propres à chaque entreprise en fonction des spécificités du produit, des demandes client, de la destination…

Je vous en livre quelques-unes qui paraissent évidentes mais qui méritent de les rappeler :

  • Rapport déficitaire risque de dommage / coût de production-maintenance
  • Image de marque de l’entreprise détériorée auprès du client final
  • Dégradation des indicateurs Qualité et in fine de la notation par le client
  • Facteur humain : stress, démotivation

En s’attaquant aux facteurs de risques les plus fréquents, vous réduisez considérablement les dommages collatéraux pendant le transport de vos marchandises. 

Les solutions sont parfois simples avec un amortissement rapide, comme l’illustre notre cas client :

Un de nos clients spécialisé dans la location de matériel médical à haute valeur ajoutée utilisait, pour envoyer ses équipements, les emballages fournis par le fabricant. Il s’agissait de cartons avec des calages de protection internes extrêmement bien étudiés pour une expédition unique. Seulement, notre client se servait ce même emballage pour la location de son matériel. Celui-ci n’ayant pas été conçu pour des utilisations multiples et prolongées, le matériel revenait abîmé par des chocs ou endommagés par des vibrations. Conséquences : des coûts de maintenance supplémentaires et des coûts d’immobilisation du matériel qui ne pouvait plus être loué.

Nous avons donc étudié, avec notre client, une solution d’emballage ergonomique à usage répété, résistante aux impacts et aux vibrations. 

À l’issue de notre étude, le client a choisi de mettre en place des caisses navettes qui s’apparentent à des caisses antichocs durables dans le temps.

Quels sont les facteurs de détérioration les plus courants pendant le transport d’objets fragiles ?

Lorsque des équipements quittent votre entreprise et entrent dans le cycle logistique, la seule chose qui les protège des dommages visibles ou cachés est leur emballage. Pour concevoir la meilleure des protections, il faut étudier les facteurs de risques les plus probables. 

3 éléments essentiels sont à prendre en considération : le matériel à protéger, le mode de transport envisagé et la destination.  

1. Est-ce que votre produit est sensible aux chocs ? Quel est son degré de fragilité ? Dans l’affirmative, vous devez envisager une caisse de transport ou tout du moins un emballage résistant aux contraintes mécaniques telles que des potentielles accélérations/décélérations brutales, chutes de hauteur, compression… Il existe une classification normée des emballages.

Dans le même esprit, est-ce que votre produit peut être affecté par des vibrations comme par exemple du matériel électronique ? Dans ce cas, des amortisseurs seront à prévoir.

La pression atmosphérique est-elle un facteur de dégradation ? Oui, alors prévoyez, par exemple, une valve de dépressurisation sur votre emballage.

Chaque produit ayant des caractéristiques uniques, cela nécessite une étude approfondie et personnalisée.

2.La typologie de risques peut différer en fonction des moyens de transport envisagés ou du cycle de la chaîne d’approvisionnement bien qu’il existe de nombreux points communs entre les différents modes de transport. 

  • Le transport routier : de manière courante, on retrouve des endommagements liés à chocs, chutes… En cause les accélérations, décélérations, vibrations, manutentions mécaniques, physiques…
  • Le transport ferroviaire : outre les risques d’impact et de compression dus aux accélérations ou à la force centrifuge, les vibrations sont un phénomène à prendre en considération pour les matériels sensibles à ce type de désagréments.
  • Le transport maritime : les cargaisons conditionnées à l’intérieur d’un conteneur peuvent subir d’intenses contraintes mécaniques. Sous l’effet de la pression physique et de la dynamique du navire (roulis, cavalement, tangage, embardée), un glissement des marchandises peut s’opérer et leur causer des dommages physiques.
  • Le transport aérien : décollage, atterrissage, pression atmosphérique, trou d’air, température de la soute… Autant de facteurs qui mettent en danger l’intégrité de vos produits transportés.
  • Les périodes de chargement et déchargement : des manœuvres brusques, des chutes de hauteur, des chocs répétés peuvent intervenir à chaque manipulation de votre chargement.

3.Si votre équipement est expédié dans des zones du monde aux climats « spécifiques », il serait opportun de concevoir un emballage pour protéger son contenant de conditions climatiques extrêmes et des variations de température voire de l’humidité ambiante si nécessaire.

Des nuisances biologiques peuvent également être à prendre en compte (insectes, rongeurs, champignons…). L’emballage lui-même peut être soumis à la conformité de certaines normes comme par exemple le bois traité NIMP15 obligatoirement pour toute expédition à l’international.

Le transport de produits chimiques et de matières dangereuses est soumis à une réglementation spécifique qui nécessite l’intervention d’un professionnel agréé (TMD).

La caisse antichoc : le choix du roi

Qu’est qu’une caisse de transport antichoc ?

Tout d’abord, une caisse antichoc peut prendre différentes formes. Il peut s’agir d’une mallette, d’un caisson, d’un rack, d’une valise, etc. Tout dépend de la forme, du poids, du volume de l’équipement à protéger. 

La caisse antichoc est le « haut de gamme » des solutions d’emballages de protection. Il s’agit d’un emballage technique conçu par des ingénieurs pour résister aux chocs les plus destructeurs. Cette caisse de transport, quasiment indestructible, se conforme souvent à des normes militaires telle que la norme MIL STD 810 qui impose une importante résistance aux chocs, vibrations, aux températures extrêmes, au brouillard salin et à la pluie.

Des procédures de tests aux chocs, vibrations et aux températures extrêmes sont réalisées sur les modèles de caisses haute résistance. Les modèles homologués disposent d’un certificat de conformité à la norme.

Extrêmement polyvalente, elle s’adapte facilement aux projets les plus complexes de nos clients.

Comment fonctionnent les caisses antichoc ?

Ces caisses de transport disposent d’un système d’amortisseur permettant d’absorber et de dissiper l’énergie qui aurait été transférée à la charge. Ce mécanisme d’absorption peut prendre plusieurs formes :

  • Supports en élastomère, appelés communément silentbloc, disposés entre la caisse et le châssis ou le cadre intérieur qui porte la charge utile. 
  • Systèmes d’amortisseurs mécaniques à câble disposés également entre la caisse et le châssis ou le cadre intérieur qui porte la charge utile.
  • Mousses usinées ou blocs de mousse avec différentes épaisseurs et densités placés autour de l’équipement à protéger.

Adaptés à la masse du contenu, ces supports se compriment et se dilatent selon les besoins pour absorber l’énergie cinétique. Cela permet au contenu de s’immobiliser en toute sécurité sans heurter les contours.

Le processus est le même lorsqu’une caisse au repos reçoit une secousse soudaine. La caisse commence à bouger, mais les supports se compriment dans la direction du mouvement. Cela réduit l’accélération subie par le châssis et la charge utile.

Comment faire son choix entre ces différents systèmes ?

  • Avantages et inconvénients des protections en mousse

La mousse est en appui sur la caisse de transport et sur l’équipement à protéger. De ce fait, on supprime le vide nécessaire au déplacement de l’équipement suspendu lors d’un choc. Ce qui constitue une caractéristique importante de l’absorption dudit choc. L’utilisation de la mousse avec une densité adéquate est convenable pour des matériels nécessitant une absorption moyenne et peu sensibles aux chocs. En revanche pour les équipements très sensibles, il est recommandé d’utiliser un conteneur avec un amortissement en élastomère ou à câbles.

Il existe 2 principaux types de mousse utilisés dans l’emballage :

  • La mousse polyuréthane dont la souplesse rend un travail d’usinage compliqué, mais a un coût plus économique que les autres types de mousse.
  • La mousse polyéthylène non réticulée qui est utilisée principalement pour les calages avec une densité de 20 kg/m3 à + de 100kg/m3. Facilement usinable et d’un tarif modéré ; 

La mousse polyéthylène réticulée est souvent utilisée pour des finitions esthétiques et comme mousse de présentation commerciale. Un grand choix de coloris est disponible sur le marché. Elle est la plus adaptée pour l’usinage avec des densités de 30 à 50 kg/m3 pour les plus usuelles, mais son prix est plus élevé que les autres mousses.

  • Avantages et inconvénients des supports en élastomère.

Les supports en élastomères fonctionnent, à l’instar des câbles, en compression et en étirement afin d’absorber les mouvements lors des chocs et vibrations. Ce système économique est facile à mettre en œuvre. Toutefois, il est limité par le poids des charges admissibles et l’amortissement est moins précis que des amortisseurs à câbles.

  • Avantages et inconvénients des amortisseurs à câbles

Les charges de plus 150 kg dépassent la capacité des supports en élastomère à absorber l’énergie et le mouvement. Pour ce type de charge, des amortisseurs à câbles sont utilisés pour réduire l’accélération subie par la charge lors du choc et l’empêcher de heurter l’enceinte. Les câbles s’étirent et se compriment pour accompagner le mouvement.

Les amortisseurs à câbles sont une solution idéale et complète. Ils ont toutefois un coût plus élevé et nécessitent un aménagement très spécifique à l’intérieur de la caisse de transport.

TABLEAU RÉCAPITULATIF DES AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS

  MOUSSE SUPPORT ÉLASTOMÈRE AMORTISSEUR A CÂBLES
Protection mécanique ++ +++ +++
Protection vibrations + ++ +++
Mise en œuvre +++ + +
Produit standard +++ ++ +
Prix +++ +++ +

Pourquoi ne pas faire tester votre emballage de transport ?

Les tests d’emballage sont de plus en plus souvent pratiqués pour le transport d’objets fragiles et coûteux. Ils sont un élément de réassurance qui permettent d’anticiper les conditions réelles auxquelles les marchandises seront soumises en reproduisant les risques encourus par les charges tout au long du cycle de distribution. On évite ainsi le « sous-emballage » mais paradoxalement aussi le « sur-emballage », éliminant les coûts inutiles pour l’entreprise.

Tout type de matériaux peut être testé et le panel d’essai est impressionnant. Ces tests sont réalisés par des organismes indépendants. À titre d’exemples :

  • Tests de résistance et performance physique : essai de traction, essai de compression, test de fatigue, test de perforation…
  • Tests de transport : simulation des conditions de transport routier, aérien, ferroviaire, maritime avec tests de chutes, de compression, de dépressurisation… Parmi les plus novateurs, on trouve des essais effectués à l’aide de vibrations verticales et de machines de tangage et de roulis.
  • Tests climatiques : essai de protection contre les UV, la corrosion (brouillard salin), essai de photo vieillissement, test d’étanchéité…
  • Tests d’éco-conception : essai de biodégradabilité, analyse du cycle de vie, empreinte carbone…
Photo valise antichoc avec mousse usinée_caisse antichoc

Et si un mouchard vous disait TOUT des conditions de voyage de votre précieux colis !

Vous avez fait appel à un super pro de l’emballage qui vous a fait une super caisse antichoc avec toutes les protections adéquates et vous avez fait tester votre caisse de transport par un organisme compétent qui vous a donné le feu vert…

Néanmoins, l’enjeu est tellement important que vous stressez encore : « Si le matériel que vous avez mis des mois à concevoir avec un coût faramineux était endommagé en arrivant chez votre client, ce serait une c.a.t.a.s.t.r.o.p.h.e ».

Je vous propose un dernier filet de secours qui vous serait bien utile en cas de réserve ou de réclamation auprès du transporteur : il s’agit d’indicateurs de chocs ou de renversement ou même de température qui permettent de savoir si votre colis a subi des chocs, s’il a été mis en position couché alors qu’il devait rester debout, si la température a été respectée etc… Plus classiquement, si vous avez peur que votre colis soit égaré ou perdu, vous pouvez intégrer un indicateur GPS dans votre emballage. 

À l’instar de nombreux secteurs d’activité, l’emballage intègre désormais des technologies innovantes et à forte valeur ajoutée.

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En conclusion de cet article, il n’est pas toujours possible d’anticiper le type de traitement que peuvent recevoir les équipements pendant le transport. Les lois de la physique ne peuvent pas être remises en cause, mais vous pouvez utiliser un emballage bien conçu pour minimiser l’impact des dommages sur votre équipement.

Faites évaluer le risque par un emballeur professionnel !

Nous vous proposons un audit gratuit de vos solutions d’emballages. Prenez RDV sur notre calendrier en ligne ou contactez-nous au 05.61.45.56.84